L’été s’en est allé, comme le chantait Brigitte Bardot dans sa chanson « La madrague », mais les coquillages et crustacés seront surement de retour avec les fêtes de fin d’année. Sont ils intéressants d’un point de vue nutritionnel, gustatif ou santé ?

Les fruits de mer, n’ont rien à voir avec les fruits, vous vous en doutiez déjà, mais c’est le nom donné dans le langage courant aux animaux invertébrés marins comestibles : palourdes, huitres, moules, pieuvres, calamars, seiches, bulots, crabes, araignée de mer, crevettes, écrevisses, langoustes, homards, oursins et autres étoiles de mer.

Les fruits de mer sont-ils bons pour notre santé ?

C’est en effet la réputation qu’ils ont en nutrition, et ce n’est pas pour rien.

Les fruits de mer sont effectivement une source importante de micronutriments comme l’iode, le magnésium, le zinc, le phosphore, le sélénium, les acides gras essentiels de type oméga-3 (EPA et DHA en particulier) et plusieurs vitamines comme la vitamine B12 par exemple.

En effet, 100g d’huîtres apportent environ 7 fois les besoins quotidiens recommandés en vitamine B12 (mais il n’y a pas de risque d’en apporter plus), 65% des besoins en iode et presque 2 fois les besoins en zinc pour les adultes.

Peu calorique, ils sont aussi une très bonne source de protéines qui viendra compléter les autres sources animales (viandes, poissons et produits laitiers) et végétales (légumineuses, céréales complètes, fruits à coque, graines et algues).

Beauté de la peau, équilibre du système immunitaire et du système nerveux, effets favorables au « bien vieillir » et à l’équilibre du poids, voilà des exemples de qualités souvent attribuées aux fruits de mer.

Mais pour bénéficier de tous leurs bienfaits il sera préférable de consommer avec modérations ceux qui les accompagnent souvent : vin, beurre, mayonnaise, pain, etc.

De plus, pour éviter toute toxicité éventuelle, bactérienne, virale ou parasitaire, ils doivent être consommés frais et sains, ou pour certains bien cuits, sinon ils peuvent causer des intoxications sévères. Ils représentent presque la moitié des intoxications alimentaires.

Et les allergies ?

Plusieurs allergies courantes concernent les fruits de mer, en particulier ceux qui sont filtreurs comme les coquillages. Néanmoins cela ne concernerait que 2% à 3% de la population.

Cependant, il faut se rappeler que les mers sont de plus en plus polluées, parfois plus que les milieux terrestres. Les fruits de mer peuvent ainsi accumuler des teneurs élevées en métaux lourds, microplastiques ou autres toxiques invisibles à l’œil nu. Les filières d’élevage, quand elles ne sont pas bio et gérées de manière durable, sont aussi des sources de pollutions considérables.

Comme pour les fruits et les légumes terrestres, préférez donc le local, de saison, les labels (bio, label rouge, etc.) et les structures artisanales à taille humaine pour vos approvisionnements.

Nous vous souhaitons de belles fêtes de fin d’année avec ou sans fruits de mer 🙂